Il y avait une fois, dans la forêt qui domine Evolène, une fée très gentille qui s'ennuyait. Sa grotte, tapissée de mousse, lui semblait trop sombre et trop silencieuse. Chaque jour, elle allait s'asseoir sur un rocher qui surplombe le village. Elle regardait, là-bas, au milieu de la placette, jouer les enfants et se lamentait de ne pouvoir se joindre à eux. Plusieurs fois, elle était descendue afin de se mêler à leurs rondes. Dès qu'elle paraissait, les petits s'enfuyaient en criant et les mamans, barricadées derrière les grosses portes à ferrures de forteresse, lui lançaient:
- Allez-vous-en, maudite fée!...
Ces mots brisaient le cœur de la gentille fée d'Evolène. Plus les années passaient et plus la fée s'ennuyait. Parfois, elle se penchait sur le filet d'eau qui coulait devant sa grotte et s'y contemplait comme en un miroir. Elle se trouvait jolie avec ses cheveux d'un blond de froment d'août, sa bouche fine et son teint clair. Elle se regardait et elle soupirait. A quoi lui servait d'être belle puisque personne ne l'admirait ? Puisque personne ne l'aimait et ne lui souriait ? Il lui arrivait de pleurer comme aux filles des hommes, il lui arrivait de souhaiter mourir mais elle savait bien que les fées ne meurent pas.
Les larmes, loin de rider son visage, la rendaient toujours plus jolie. Et son regret était toujours plus vif de vivre inutile dans la solitude.
Or il arriva qu'un jour, François, le bûcheron d'Evolène, vint à passer devant la grotte de la fée mélancolique. François était un très beau garçon, à la moustache noire, aux regards tendres. Son cœur, jamais encore n'avait su se fixer. On lui disait: « Aucune fille n'est assez jolie pour toi; tu devrais demander la fée en mariage... » Aujourd'hui, il faisait semblant de se rendre à son travail mais, en secret, il pensait sans doute que les gens avaient raison et que la fée pourrait être la femme qu'il attendait.
Or, tandis qu'il s'avançait sur la pointe des pieds, il vit assise devant sa grotte la petite fée qui pleurait. François la regarda longtemps. Son cœur s'émouvait. Enfin, il dit: - Madame, vous êtes si belle et vous pleurez...
La fée, surprise, leva son visage. Comme elle était touchante, derrière le rideau de ses larmes! L'espoir, soudain, faisait briller ses prunelles. Sa voix douce répondit:
- Je pleure parce que je suis seule, parce que personne ne me vient voir. Et quand je descends au village, tout le monde me fuit. Vous me maudissez alors que moi je ne vous veux que du bien.
Ils se regardèrent et ils comprirent qu'ils s'aimaient. Alors, la fée se leva et s'avança vers François.
Elle était si belle que le bûcheron d'Evolène tomba à genoux devant elle. - Voulez-vous être ma femme ? demanda-t-il en tremblant. - Oui, si tu me promets de ne jamais me dire: - Maudite fée!
- Je vous le promets.
- Eh bien! Je te suivrai au village et tu me protégeras de la méchanceté des femmes et des hommes.
François, transporté de bonheur, ramena la fée au village. Ils se marièrent et chacun envia le bonheur de ce couple si bien assorti.
Après une année, il leur naquit une jolie petite fille qui leur donna beaucoup de joie. Ils l'appelèrent Pervenche parce qu'elle avait des yeux d'un joli bleu transparent comme la fleur des bois. Elle était blonde et claire comme sa mère et François, pendant plusieurs années, s'estima le plus heureux des hommes.
Cependant, un jour qu'il rentrait de la forêt, fatigué par son travail, il se mit en colère parce que le repas n'était pas sur la table. La fée, occupée à peigner les jolis cheveux de Pervenche, avait oublié l'heure. François était un homme colérique. Il ne se contint plus. Dans son irritation, il dit. - Tu n'es qu'une maudite fée...
Aussitôt, la fée disparut, laissant la fillette en larmes et François désemparé...
L'homme connut aussitôt sa faute et la regretta. Mais en vain se mit-il à la recherche de sa femme. Il ne la trouva nulle part. Pourtant, quand il revint chez lui, il vit que Pervenche avait été nourrie par sa mère, lavée, peignée. La fée était donc rentrée à la maison. Seulement, toutes ses prières furent inutiles: la fée pour lui demeurait invisible.
II en fut ainsi pendant plusieurs années. Pervenche attendait le départ de son père, chaque matin, avec impatience. A peine avait-il fermé la porte derrière lui que la maman entrait. Et François, au retour, se désolait car il aurait bien voulu retrouver le bonheur de jadis.
Il pria tant Pervenche de demander à sa maman de lui pardonner qu'un jour la fillette lui dit:
- Ce soir, à minuit, vous sortirez sur le balcon; si vous avez le courage d'embrasser celle qui s'y trouvera, maman vous pardonnera.
Le cœur de François battit aussi fort que le jour de son mariage. A minuit, il fut exact au rendez-vous. Horreur! Une affreuse vipère l'attendait sur le balcon.
Il poussa un cri et faillit s'enfuir. Mais il pensa à la jolie fée qui reviendrait habiter auprès de lui et se domina. La vipère s'avançait, levait vers lui sa tête triangulaire. Ah!... Mais François, crispant ses muscles dans un effort désespéré, tint bon. Il sentit les écailles glacées sur ses lèvres. Il ferma les yeux, il allait hurler. Au même instant, il reconnut devant lui, la merveilleuse fée qu'il aimait tant. Ses beaux cheveux d'or ruisselaient sur ses épaules. Ses yeux bleus luisaient dans le clair de lune.
Il la prit dans ses bras et de nouveau ils furent heureux auprès de la petite Pervenche qui grandissait au milieu d'eux.
Merci à cafignons pour cette belle histoire
La Fée Elwë
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L'Heure des Fées
"Qu'il est doux ce moment où le temps suspend son cours, l'heure fragile et délicieuse entre rêve et conscience où les souvenirs ramènent aux saveurs d'enfance... ...L'heure des fées."
Citation de P. Moguérou
Citation de P. Moguérou
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L'invitation en féérie
Être invité à la cour de féérie n'est pas chose impossible.
Lors d’un rêve, une fée peut venir murmurer à votre oreille et vous convier en son palais. A votre réveil, vous ne vous en souviendrez que de manière imprécise, mais presque machinalement et chemin faisant, vous arriverez à l’une des entrées du merveilleux royaume…
Si vous aimez vous promener en forêt et appréciez par-dessus tout la sereine tranquillité qui règne sous les « grands vénérables », c’est qu’à coup sûr, vous avez déjà été appelé, mais n’avez jamais répondu à l’invitation.
Un jour, soyez-en sûr, l’invitation sera renouvelée : sous la forme, par exemple, d’un morceau d’écorce à vos pied où seront gravés d’étranges signes aux arabesques compliquées que, ô surprise, vous pourrez lire sans peine. Ces mêmes signes peuvent apparaître n’importe où à vos yeux : sur la pierre, dans la verdeur mousse d’un tronc d’arbre, dans l’air même… Mais bien sûr, il faut savoir regarder au bon endroit au bon moment car les fées, comme chacun sait, sont taquines…
Extrait de « L’Heure des fées », de Pascal Moguérou. Ed. Au bord des continents
La Fée Elwë
Lors d’un rêve, une fée peut venir murmurer à votre oreille et vous convier en son palais. A votre réveil, vous ne vous en souviendrez que de manière imprécise, mais presque machinalement et chemin faisant, vous arriverez à l’une des entrées du merveilleux royaume…
Si vous aimez vous promener en forêt et appréciez par-dessus tout la sereine tranquillité qui règne sous les « grands vénérables », c’est qu’à coup sûr, vous avez déjà été appelé, mais n’avez jamais répondu à l’invitation.
Un jour, soyez-en sûr, l’invitation sera renouvelée : sous la forme, par exemple, d’un morceau d’écorce à vos pied où seront gravés d’étranges signes aux arabesques compliquées que, ô surprise, vous pourrez lire sans peine. Ces mêmes signes peuvent apparaître n’importe où à vos yeux : sur la pierre, dans la verdeur mousse d’un tronc d’arbre, dans l’air même… Mais bien sûr, il faut savoir regarder au bon endroit au bon moment car les fées, comme chacun sait, sont taquines…Extrait de « L’Heure des fées », de Pascal Moguérou. Ed. Au bord des continents
La Fée Elwë
LA BÊTE D'ORLÉANS
Nous rencontrons d'abord la Bête d'Orléans au pays Dunois, sur les bords de la capricieuse Conie, avec la légende si triste des amoureux de Péronville ; nous la voyons ensuite reparaître à chaque grande calamité publique. La bande d'Orgères, avec ses chauffeurs, ne cause pas plus d'effroi que la Bête d'Orléans, un peu semblable d'aspect, pour ceux qui l'ont vue, au Sanglier des Ardennes.
Quelle course vagabonde et sanguinaire ! Un matin, on apprend qu'elle a jeté la terreur dans un village des environs de Vendôme, et le soir même qu'elle a dévoré quatre petits enfants de la paroisse de Saint-Rémy-sur-Avre, aux portes de Dreux. La fois suivante, c'est une jeune bergère, nommée Jeannine, qui ramenait les moutons à la ferme, que la Bête a emportée dans la forêt, et dont on a retrouvé le corps à moitié dévoré dans un ravin. Une autre fois, c'est un marchand rouennais, qui s'en retournait de la foire de Beaucaire, en passant la forêt d'Orléans, et que le monstre « hideux » se divertit à mettre en morceaux, ne respectant de sa victime que les bottes et le chapeau.
La Bête échappait à toutes les battues ; au dire des chasseurs, les chiens refusaient de donner sur elle et s'enfuyaient en hurlant sitôt qu'ils l'apercevaient. Aucun toutefois ne se vantait d'avoir tiré dessus ; mais leurs balles de plomb s'étaient aplaties sur son corps. De guerre lasse ils se servirent de pièces d'argent repliées, et la Bête fut mortellement blessée ; ce qui ne l'empêchait pas, le lendemain, de faire de nouvelles victimes aux abords de la forêt, voire en plaine. Cela se passait en 1806.
Les guerres de Napoléon n'occupaient certes pas autant les esprits que les exploits de cet animal pervers, jamais saoûl de sang humain. Particularité plus extraordinaire, la Bête était véhémentement soupçonnée d'avoir son gîte au chef-lieu de départemant du Loiret, soupçon auquel, bien entendu, la gendarmerie ne pouvait guère prêter une oreille trop attentive vu son étrangeté. A la veillée, dans l'étable, durant les longs soirs d'hiver, c'était à qui contenait « quelque chose » de la Bête.
Souvent, le conteur lui-même avait des sueurs froides en narrant son histoire. « Non, s'exclamait-il, ce n'est pas Dieu possible !... Tout de même, ceux d'Orléans pourraient bien garder leur Bête chez eux ; nous ne leur faisons point de mal, nous ! » Alors, pour se ragaillardir, le chœur des veillonneux entonnait une complainte. Toutefois, pour psalmodier celle-ci, il fallait être « en nombre », et en nombre impair : jamais moins de neuf, jamais plus de treize. Comprenne qui pourra le sens cabalistique de cette règle ! Cela se chantait sur l'air de Pyrame et Tisbe :
Eh bien ! Qui le croirait, aujourd'hui ? Même en psalmodiant cette naïve complainte, dès le deuxième ou le troisième couplet, l'assistance n'était rien moins que raffermie. Le Bête, qui sait ? guette peut-être aux alentours. Pourvue qu'elle n'aille pas surprendre nos gens au sortir de l'étable ! Rassurez-vous, braves gens ! La Bête a disparu en l'an de grâce 1807, après être allée prendre ses passeports à la gendarmerie d'Orléans ; elle est allée du même pas rejoindre l'âme du sire de Péronville, dont la dureté de cœur fut cause du trépas de deux beaux enfants qui s'aimaient d'amour tendre.
Au travers de cette légende de la Bête d'Orléans, que l'on retrouve d'ailleurs en Beauce sous des noms différents, l'allégorie perce avec une persistante ténacité. Il est visible, en effet, qu'elle enveloppe des généralités historiques, à savoir les temps de guerre et de famine. Aucun doute à cet égard, ce nous semble, puisque les historiens sont d'accord avec les chroniqueurs, puisque les archives provinciales témoignent du bien fondé de la tradition populaire, qui n'est du reste, à proprement parler, que la grand-mère de l'Histoire.
D'après « Revue du traditionnisme français et étranger » paru en 1912
merci à La France Pittoresque
La Fée Elwë
Quelle course vagabonde et sanguinaire ! Un matin, on apprend qu'elle a jeté la terreur dans un village des environs de Vendôme, et le soir même qu'elle a dévoré quatre petits enfants de la paroisse de Saint-Rémy-sur-Avre, aux portes de Dreux. La fois suivante, c'est une jeune bergère, nommée Jeannine, qui ramenait les moutons à la ferme, que la Bête a emportée dans la forêt, et dont on a retrouvé le corps à moitié dévoré dans un ravin. Une autre fois, c'est un marchand rouennais, qui s'en retournait de la foire de Beaucaire, en passant la forêt d'Orléans, et que le monstre « hideux » se divertit à mettre en morceaux, ne respectant de sa victime que les bottes et le chapeau.
La Bête échappait à toutes les battues ; au dire des chasseurs, les chiens refusaient de donner sur elle et s'enfuyaient en hurlant sitôt qu'ils l'apercevaient. Aucun toutefois ne se vantait d'avoir tiré dessus ; mais leurs balles de plomb s'étaient aplaties sur son corps. De guerre lasse ils se servirent de pièces d'argent repliées, et la Bête fut mortellement blessée ; ce qui ne l'empêchait pas, le lendemain, de faire de nouvelles victimes aux abords de la forêt, voire en plaine. Cela se passait en 1806.
Les guerres de Napoléon n'occupaient certes pas autant les esprits que les exploits de cet animal pervers, jamais saoûl de sang humain. Particularité plus extraordinaire, la Bête était véhémentement soupçonnée d'avoir son gîte au chef-lieu de départemant du Loiret, soupçon auquel, bien entendu, la gendarmerie ne pouvait guère prêter une oreille trop attentive vu son étrangeté. A la veillée, dans l'étable, durant les longs soirs d'hiver, c'était à qui contenait « quelque chose » de la Bête.
Souvent, le conteur lui-même avait des sueurs froides en narrant son histoire. « Non, s'exclamait-il, ce n'est pas Dieu possible !... Tout de même, ceux d'Orléans pourraient bien garder leur Bête chez eux ; nous ne leur faisons point de mal, nous ! » Alors, pour se ragaillardir, le chœur des veillonneux entonnait une complainte. Toutefois, pour psalmodier celle-ci, il fallait être « en nombre », et en nombre impair : jamais moins de neuf, jamais plus de treize. Comprenne qui pourra le sens cabalistique de cette règle ! Cela se chantait sur l'air de Pyrame et Tisbe :
Venez, mes chers amis, Entendre les récits De la bête sauvage Qui court par les champs, A l'entour d'Orléans, Fait un très grand carnage. L'on ne peut que pleurer En voulant réciter La peine et la misère De tous ces pauvres gens Déchirés par la dent D'cett' bête sanguinaire. Le pauvre malheureux, Dans ce désrodre frreux, Pleure et se désespère : Il cherche ses parents ; Le père, ses enfants, Les enfants, père et mère. Qui pourrait de sang-froid Entrer dedans ces bois Sans une crainte extrême, En voyant les débris De ses plus chers amis Ou de celle qu'il aime ? Et plein de cruauté, Dans ces lieux obscurs Déchire par lambeaux, Emporte les morceaux Des pauvres créatures. Qu'il nous délivr' des dents De ce monstre horrible, Et par sa sainte main Qu'il guérisse soudain Tout' ces pauvres victimes. |
Au travers de cette légende de la Bête d'Orléans, que l'on retrouve d'ailleurs en Beauce sous des noms différents, l'allégorie perce avec une persistante ténacité. Il est visible, en effet, qu'elle enveloppe des généralités historiques, à savoir les temps de guerre et de famine. Aucun doute à cet égard, ce nous semble, puisque les historiens sont d'accord avec les chroniqueurs, puisque les archives provinciales témoignent du bien fondé de la tradition populaire, qui n'est du reste, à proprement parler, que la grand-mère de l'Histoire.
D'après « Revue du traditionnisme français et étranger » paru en 1912
merci à La France Pittoresque
La Fée Elwë
La Banshee
La Banshee est une créature issue de la mythologie Irlandaise, femme blanche, blafarde, aux longs cheveux blancs emmêlés, créature en souffrance, elle pousse des cris stridents et si déchirants à travers la lande, que les oreilles humaines ne peuvent les supporter, et les cheveux de ceux qui les entendent blanchissent instantanément, tant ils sont terrifiants. Le cri de la banshee est le plus horrible qu’on puisse imaginer. Il tient à la fois du hurlement du loup, des appels de l'enfant abandonné, des plaintes de la femme qui accouche, et des cris de l'oie sauvage.
La légende veut que celui ou celle qui entend les cris de la Banshee apprenne la mort d'un proche dans les jours qui suivent. Ses cris sont donc annonciateurs de malheur pour les Irlandais. Chaque grande famille Irlandaise possède sa propre Banshee, qui n'annonce que les morts de la famille.
La légende veut que celui ou celle qui entend les cris de la Banshee apprenne la mort d'un proche dans les jours qui suivent. Ses cris sont donc annonciateurs de malheur pour les Irlandais. Chaque grande famille Irlandaise possède sa propre Banshee, qui n'annonce que les morts de la famille.
Parfois, la banshee se tient près d'un cours d'eau, où elle se lamente en lavant le linceul du futur décédé. C'est notamment le cas des lavandières de nuit bretonnes.
La Banshee est devenue un mythe pour tous les Irlandais, certains la dépeignent comme étant d'une grande beauté, d'autres comme une vieille femme fort laide.
La Fée Elwë
Le grimoire d'Ahriman
Cela commence il y a fort longtemps, puisque nous sommes sans doute au IXe siècle. Où ? L’histoire ne le dit pas, mais probablement dans quelque pays enveloppé dans les brumes du nord ou de l’est. Il s’agit d’un pays qui croit aux sorcières, et qui les pourchasse avec férocité.
Un jour, une sorcière est brûlée vive sur le bûcher. Une personne, dont on ne sait plus rien, si ce n'est qu'elle pratiquait elle aussi la sorcellerie, s'approche des restes de la suppliciée, les rassemble et les emporte. En ces temps reculés, cela n'étonnait pas.
Quelques mois plus tard, on trouve sur le marché un livre bien étrange, un grimoire, recueil de recettes de magie noire, dont l'étrange reliure semble faite de peau noircie par les flammes. En fait, le bruit court que le livre est entièrement fait de peau humaine, celle de la sorcière brûlée vive.
Lors du couronnement de Charlemagne, un notable de la ville d'Aix la Chapelle offre l'étrange ouvrage à l'empereur. On raconte que ce livre, cadeau précieux, fut exposé plus tard dans une vitrine fermée. Mais, un matin, on eut la surprise de retrouver le grimoire sur le sol. La vitrine était brisée. On jugea alors plus prudent d’enfermer l’ouvrage noirci dans une armoire de fer. Quelques jours plus tard, celle-ci est découverte, forcée par une main inconnue : quelqu’un s’est emparé du Grimoire d’Ahriman, et uniquement de cet ouvrage.
On perd ensuite sa trace pendant des siècles...
On le retrouve au XVIII ème siècle à Prague. Les deux frères qui le possèdent se battent, et un des deux est tué. Le vainqueur emporte le manuscrit chez lui, dans la célèbre rue des Alchimistes. Le lendemain, les habitants de la rue font la chaîne et dressent des échelles pour essayer de maîtriser l’incendie qui ravage sa maison. On craint que le sinistre ne se propage à tout le quartier.
Le grimoire maléfique refait son apparition au début du XX ème siècle. Il est alors la propriété du célèbre milliardaire John J. Astor, qui le fait assurer, comme la totalité des bagages coûteux qu'il compte emporter pour un voyage en mer. Le paquebot sur lequel John Astor embarque se nomme le Titanic, qui heurte le 14 Avril 1912 un iceberg, emportant au fond des eaux glaciales de l'Atlantique Nord, 1513 passagers, le milliardaire et le grimoire maléfique venu du fond des âges.
La fée Elwë
Un jour, une sorcière est brûlée vive sur le bûcher. Une personne, dont on ne sait plus rien, si ce n'est qu'elle pratiquait elle aussi la sorcellerie, s'approche des restes de la suppliciée, les rassemble et les emporte. En ces temps reculés, cela n'étonnait pas.
Quelques mois plus tard, on trouve sur le marché un livre bien étrange, un grimoire, recueil de recettes de magie noire, dont l'étrange reliure semble faite de peau noircie par les flammes. En fait, le bruit court que le livre est entièrement fait de peau humaine, celle de la sorcière brûlée vive.
Lors du couronnement de Charlemagne, un notable de la ville d'Aix la Chapelle offre l'étrange ouvrage à l'empereur. On raconte que ce livre, cadeau précieux, fut exposé plus tard dans une vitrine fermée. Mais, un matin, on eut la surprise de retrouver le grimoire sur le sol. La vitrine était brisée. On jugea alors plus prudent d’enfermer l’ouvrage noirci dans une armoire de fer. Quelques jours plus tard, celle-ci est découverte, forcée par une main inconnue : quelqu’un s’est emparé du Grimoire d’Ahriman, et uniquement de cet ouvrage.
On perd ensuite sa trace pendant des siècles...
On le retrouve au XVIII ème siècle à Prague. Les deux frères qui le possèdent se battent, et un des deux est tué. Le vainqueur emporte le manuscrit chez lui, dans la célèbre rue des Alchimistes. Le lendemain, les habitants de la rue font la chaîne et dressent des échelles pour essayer de maîtriser l’incendie qui ravage sa maison. On craint que le sinistre ne se propage à tout le quartier.
Le grimoire maléfique refait son apparition au début du XX ème siècle. Il est alors la propriété du célèbre milliardaire John J. Astor, qui le fait assurer, comme la totalité des bagages coûteux qu'il compte emporter pour un voyage en mer. Le paquebot sur lequel John Astor embarque se nomme le Titanic, qui heurte le 14 Avril 1912 un iceberg, emportant au fond des eaux glaciales de l'Atlantique Nord, 1513 passagers, le milliardaire et le grimoire maléfique venu du fond des âges.
La fée Elwë
Fée Viviane
Viviane vivant dans la forêt de Brocéliande, enleva le jeune Lancelot, alors qu'il était encore enfant, après la mort de son père le roi Ban de Bénoïc. Elle l'emmena au plus profond d'un très grand lac duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu'il s'agissait là du « passage » obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon, l'île sacrée, ultime refuge de la tradition celtique. Viviane enseigna les arts et les lettres à Lancelot, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli. Elle le mena alors à la cour d'Arthur, à Camelot, pour y être adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde, dont il devint le plus célèbre représentant.
Selon une des nombreuses variantes de la légende, Merlin succomba aux charmes de Viviane et elle lui demanda de lui enseigner ses secrets. Merlin apprit à Viviane pratiquement tout ce qu'il savait. Plus tard, Viviane fit tourner neuf fois un voile magique autour de son amant endormi. Il devint ainsi son « amant éternel ». Finalement, Viviane enferma Merlin dans une tour de verre.
Une autre variante fait de Viviane la responsable de la mort de Merlin. En effet, voulant préserver sa virginité des assauts répétés du vieil enchanteur, Viviane lui demande de l'initier à la magie. Dans le seul but de la conquérir, Merlin accepte, tout en sachant (grâce à son don prophétique) qu'elle causera sa perte. Viviane l'enterre vivant dans une tombe grâce à un enchantement. La tombe sera figurée par un cercle de pierres magiques dans d'autres versions.
Après la mort de sa mère Ygraine, Viviane eut soin de Morgane, faisant d'elle une magicienne, tandis que Merlin l'enchanteur prit soin de l'éducation de son demi-frère, le futur roi Arthur.
Selon d'autres textes, Morgane n'est pas la demi-sœur d'Arthur mais sa sœur et celle-ci ne fut pas élevée par Viviane mais elle aurait appris, elle aussi, sa magie de Merlin. Bien au contraire, toutes deux s'affrontent à l'aide de leur magie. Viviane protège Arthur, sa cour et l'idéal courtois et chevaleresque qu'il incarne, tandis que Morgane veut la perte de son frère et de sa belle-sœur, la reine Guenièvre.
La fée Elwë
Légende scandinave
À cette époque reculée, le royaume du roi Hrothgar, dans la péninsule de Jutland, était en proie à la terreur. En effet, une terrible créature aquatique nommé Grendel semait la mort et la désolation. Le monstre, bien qu’ayant une apparence humaine, avait un aspect repoussant. Vivant dans les marais, le Grendel était d’une force incroyable, et pénétrait chaque nuit à Heorot, le palais du roi, afin d’y dévorer quelques gardes assoupis.
En effet, le roi et ses hommes passaient leur temps à chanter et à boire, ce qui mettait en colère le Grendel, qui avait été rejeté par le monde des humains.
Hrothgard avait tenté de faire tuer la créature, faisant appel aux meilleurs guerriers du royaume, mais ils avaient tous échoué. Alors, Hrothgard, la mort dans l’âme, dut se résoudre à quitter Heorot.
C’est alors qu’apparut un jeune homme du nom de Beowulf. D’ascendance royale, sa famille avait participé aux guerres contre Attila, et était parvenue à mettre fin aux prétentions du roi des Huns.
Par la suite, Beowulf était rentré en possession de l’épée Hrunting, forgée par le forgeron Wieland, qui avait été formé auprès des Nains et des Elfes noirs.
Le jeune homme, auquel le roi exposa la triste situation, décida de mettre un terme aux exactions du Grendel. Il décida alors de tendre un piège au monstre : s’installant dans la salle principale du palais de Hrothgard avec ses compagnons, il fit semblant de dormir et attendit que le Grendel arrive.
La créature, comme à son habitude, quitta son marais humide à la nuit tombée. Elle pénétra alors dans le palais, se dirigea vers un des hommes de Beowulf, et le dévora. C’est alors que le jeune homme ouvrit les yeux et sauta sur le Grendel. Se passant de son épée, il attrapa la créature par le bras, l’empêchant de fuir. Les compagnons, réveillés par les hurlements de la créature, tirèrent leurs épées, et tentèrent de la terrasser. Cependant, le Grendel était protégé par une sorte de magie qui empêchait les armes de lui faire du mal. Le monstre, apeuré par la force du jeune homme, et ne voulant pas être capturé, décida donc de sacrifier son bras afin de pouvoir s’échapper.
Le Grendel, poussant des hurlements, blessé à mort, regagna alors le marais dans lequel il vivait.
Le roi Hrothgard décida alors de fêter la mort du monstre en célébrant un grand banquet. Le bras du Grendel fut alors fièrement exposé comme trophée, accroché au plafond de la salle. Après avoir bien bu, Hrothgard et ses hommes s’endormirent dans Heorot.
Mais au petit matin, le meilleur guerrier du roi fut retrouvé mort. Ce fut alors la consternation, car tous pensaient que Beowulf les avaient débarrassés du monstre. Mais ce dernier apprit que la menace ne venait plus de Grendel, mais bien de la mère de la créature. Cette dernière avait décidé de se venger de ce qu’avait fait Beowulf à son fils.
Beowulf décida alors de se rendre là où vivaient les monstres, bien décidé à en découdre. Il plongea alors dans le sombre marais, et nagea jusqu’à une grotte de cristal immergée sous les eaux.
Pénétrant dans la grotte, parsemée de cadavres de soldats du roi, Beowulf tomba alors nez à nez avec la mère de Grendel, qui fonça sur lui sans attendre. Cependant, l’épée du jeune homme n’était d’aucune utilité, car la mère de Grendel était, tout comme son fils, immunisée contre les armes. Jetant son épée au loin, Beowulf trouva peu de temps après une autre épée à proximité des cadavres. Grâce à cette puissante arme, le jeune homme parvint alors à terrasser la mère de Grendel d’un coup d’estoc.
Puis, il s’approcha de Grendel, qui était en train de mourir, et lui trancha la tête.
Beowulf remonta alors à la surface, et retourna au palais. Là, il demanda à des soldats du roi de se rendre dans la grotte immergée, et de rapporter la tête de Grendel. Par la suite, Beowulf exposa fièrement son trophée dans le palais du roi Hrothgard. Ce dernier félicita chaudement le jeune homme, et le couvrit d’or.
Par la suite, Beowulf, riche et célèbre, décida de retourner sur ses terres natales. Lorsque Hygelac, son père, mourut, il lui succéda naturellement sur le trône de Scanie.
Bien des années après, un voleur déroba une tasse d’or faisant partie du trésor que protégeait un dragon. Lorsque la créature s’en aperçut, elle quitta son antre, et incendia toute la contrée.
Beowulf, bien que désormais très âgé, décida néanmoins de s’attaquer à la malfaisante créature. Accompagné par douze compagnons, le roi marcha donc à la rencontre du dragon.
Une fois arrivés à proximité de l’antre de la créature, cette dernière fit tant peur aux compagnons de Beowulf, que tous préférèrent s’enfuir (à l’exception du jeune Wiglaf.).
Les deux hommes ne baissèrent néanmoins pas les bras, et partirent à l’assaut. Beowulf, armé de son épée magique, attaqua courageusement le dragon. Finalement, à l’issue d’un combat épique, les deux adversaires se portèrent l’un l’autre un coup mortel.
Wiglaf décida alors d’enterrer le trésor du dragon dans la tombe du vieux roi.
Ainsi se termine la légende de Beowulf.
Merci à histoire-fr.com
La fée elwë
Les Iles du Golfe du Morbihan
Dans la forêt de Brocéliande, il existe des règles en ce qui concerne les rapports avec les hommes. Aucun être de Féerie ne doit parler ou avoir quelques contacts que ce soit avec eux.
Cependant, trois fées ont bravés la Loi pour aller à la rencontre de beaux jeunes gens, assouvir leur curiosité et leur désir d'amour.
A leur retour dans la forêt, elles furent jugée et bannie de celle-ci.
Elles trouvèrent refuge au sud, près de la contré de Vannes.
Leur tristesse était si grande qu'elles pleurèrent jours et nuit durant une semaine. De ce flot de larmes naquit une mer intérieure.
Elles quittèrent leurs apparats de fées et jetèrent leurs couronnes de fleurs dans cette mer.
Chaque couronne forma une île qui deviendrait plus tard Belle-île, Houat et Hoedic. Les pétales qui s'en détachèrent, formèrent les 365 îles qui forment de nos jours la constellation d'îles du Golfe du Morbihan.
Des fées, il ne reste aucune trace. L'on dit souvent qu'elles veillent, du fond de l'eau, sur les habitants de leurs îles.
Merci aux portes de féérie
La Légende de la Roche-aux-Fées
Les fées, au temps où elles vivaient, honoraient après leur mort ceux qui avaient fait quelque bien pendant leur vie, et bâtissaient des grottes indestructibles pour mettre leurs cendres à l'abri de la malveillance et de la destruction du temps, et dans lesquelles elles venaient la nuit causer avec les morts.
Et l'on dit que leur influence bienfaitrice répandait dans la contrée un charme indéfinissable, en même temps que l'abondance et
C'est
Or, il advint que le monument était terminé et que les fées pourvoyeuses étaient en route, apportant de nouveaux matériaux ; mais, averties que leurs matériaux étaient inutiles, elles dénouèrent leurs tabliers, les déposèrent là où elles étaient quand l'avertissement leur parvint. Or, il y en avait dans
Extrait de "Histoires et Légendes de
La fée Elwë
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